Comment faire face au surendettement ?

Article paru sur Le Parisien.fr le 28/02/2017

Un divorce, une perte d'emploi ou une maladie vous frappe, et votre vie peut rapidement basculer. Perte de revenus, factures impayées, crédit à la consommation... Pour éviter l'engrenage fatal menant au surendettement, il existe quelques bons réflexes.

 

QUAND FAUT-IL S'INQUIÉTER ?

Tous les acteurs du secteur, l'association Cresus, en tête, le disent : le plus tôt possible. Dès que les premières difficultés à honorer les traites se présentent, il faut adopter les bons réflexes. D'abord, faire le point sur sa situation financière. C'est ce que Crésus appelle le «budget express», qui permet d'établir le «reste à vivre». Il faut lister vos revenus et vos dépenses. Et voir si en en comprimant certaines (téléphonie, etc.), vous pouvez réussir à dégager assez d'argent pour honorer vos factures.

 

QUI A LE DROIT À LA PROCÉDURE DE SURENDETTEMENT ?

Elle est réservée aux personnes qui n'arrivent pas à faire face à leurs dettes, celles contractées mais aussi celles à venir (échéance que l'on ne pourra pas honorer, etc.).

 

LES PROPRIÉTAIRES Y ONT-ILS DROIT ?

Oui et, qui plus est, depuis juillet 2016, les commissions de surendettement ont même pour consigne de mettre en place des solutions en tentant de préserver la résidence principale des personnes en difficulté financière.

 

COMMENT DÉPOSER UN DOSSIER ?

Un dossier peut être retiré aux guichets de la Banque de France. Mais, pour plus d'efficacité, il vaut mieux se faire aider par un travailleur social. Vous pouvez, par exemple, vous renseigner dans un centre d'action sociale de votre commune.

 

QUI TRANCHERA MON CAS ?

Une commission de surendettement décide sous trois mois si votre dossier est recevable. La solution apportée dépendra de votre capacité à rembourser tout ou partie de vos traites.

 

QUE PEUT-ON ESPÉRER ?

Dans 20 % des cas, elle décide de mesures d'attente (suspension des poursuites pendant deux ans, etc.). Sinon, il est mis en place des plans de redressement. Dans 25 % des cas, on vous établit un plan de remboursement du capital restant dû sur sept ans (avec allégement ou suppression des intérêts etc.). Autre solution, plus radicale et qui intervient dans la moitié des cas, un effacement partiel ou total des dettes.